Pierre Ihizçaga, un métier, un destin

Pierre Ihizçaga est l’époux de Marie Etchart, une de mes arrière-arrière-grand-tante. Dans cette branche, j’ai énormément de charpentiers et de maçons : le métier se transmet de père en fils et de frères en frères. Les filles épousent à leur tour des maçons et des charpentiers recréant ainsi une forte cohésion professionnelle.

Un jeune couple et de nombreux enfants

Pierre Ihizçaga est le fils naturel de Gracianne Ihizçaga. Il est né à Ossès en 1837. Il épouse Marie Etchart à Arbouet-Sussaute en 1860. Marie est la fille de Baptiste et de Jeanne Oyhenart mes arrière-arrière-arrière-grands-parents. Les parents du jeune couple assistent au mariage. Marie est  mineure : elle a 19 ans et Pierre n’est guère plus âgé puisqu’il a 22 ans.

Un bébé va naître 9 mois après leur mariage : il s’agit d’une fille, qu’ils prénommeront Anne. Neuf autres suivront. Malheureusement, mais comme bien souvent à cette époque, quatre décéderont en bas âge dont la petite Anne à l’âge d’un an.

Un métier, une maison

Le couple sillonne les alentours de Saint-Palais, au gré des chantiers sur lesquels Pierre intervient. Deux de ses fils suivent le chemin tracé par leur père et deviennent, à leur tour, charpentier et maçon.

Le couple finit par s’installer à Aïcirits où ils feront l’acquisition d’une petite maison à laquelle ils donneront leur nom « Ihizçaga ».

Un nom à l’orthographe problématique

Je fais ici une parenthèse sur l’orthographe de ce nom qui a pour le moins varié au gré des scripteurs. Ihitsague, Ihixague, Ihinciague, Ihitçague, Ihizçague, Hitsague … n’en sont que quelques exemples. Cela a du poser quelques problèmes car une rectification du nom a été finalement requise auprès du tribunal de Saint-Palais. A moi aussi, je dois dire que cela a posé quelques problèmes pour retrouver toutes les informations : avec une telle variation dans la façon d’écrire, pas facile de trouver dans les bases de données !

Le destin

Pierre continue cependant à travailler dans les communes voisines.

Le 3 juin 1898, il est à Arberats-Sillègue, il travaille au chantier de la maison Etchartia. Et tout à coup le drame survint. Une énorme poutre s’écroulât, faisant chuter Pierre au sol. Il n’eut pas le temps de se redresser qu’aussitôt la poutre finit par tomber complètement, lui écrasant la poitrine. Il mourut vingt minutes après sans que rien ne puisse être fait pour le sauver.

"L'indépendant des Basses-Pyrénées", n° 198, 07 juin 1898 in Pireneas, bibliothèque numérique
« L’indépendant des Basses-Pyrénées », n° 198, 07 juin 1898 in Pireneas, bibliothèque numérique

Ce décès accidentel, a été relayé par la presse. Tout le monde se connaissant dans ce coin de pays basque, la disparition brutale de Pierre a causé beaucoup d’émotion.

2 réflexions sur “Pierre Ihizçaga, un métier, un destin

  1. Agur Isabelle, je connais bien Arbérats, j’y ai passé de nombreuses vacances dans la maison Beheitia. Le cousin de mon père, Michel Eppherre en a été le maire dans les années 1980/90. Il était marié à Georgette Errecart, la fille du sénateur.
    J’aime bien la manière dont tu racontes ces histoire, l’été a été en effet studieux 🙂

    J'aime

    1. Agur Marie, On va finir par se retrouver des liens de cousinages !! Je suis ravie de partager avec toi ce petit coin du Pays Basque que nous aimons tant toutes les deux.
      Merci pour ton commentaire qui m’encourage à poursuivre : j’ai décidé cette année de reprendre sérieusement mes recherches personnelles que j’avais laissées de côté ces dernières années.

      J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s